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LES AIDES FINANCIERES

Crédit d’impôt, prêt à taux zéro, TVA réduite, aide départementale,… il existe aujourd’hui en France plusieurs dispositifs d’aides à l’investissement pour vos travaux d’économies d’énergies. Mais ceux-ci ne se demande pas toujours aux même moment dans votre projet, plus vous vous serez renseignez en amonts, plus vous aurez de chances de prendre en considération toutes les clauses nécessaires à l’obtention de ces aides. Les principaux dispositifs sont les suivants :

  • Le Crédit d’Impôt Transition Énergétique : 30 % d’une partie des montants des travaux en crédit d’impôt l’année suivant la réalisation des travaux (avec plafond)
  • L’Eco-Prêt à Taux Zéro : un prêt jusqu’à 30 000 € à taux zéro si on se lance dans un bouquet de travaux
  • La TVA Réduite : la TVA sera de 5,5 % seulement sur les travaux de rénovation énergétique (isolation et chauffage)
  • L’Exonération de Taxe Foncière : dans les villes qui ont votées cette aide en conseil municipal
  • Les Aides Départementales : sur les audits énergétiques, les éco-matériaux et le remplacement des foyers fermés au bois
  • Les Certificats d’Économies d’Énergie : dit « la prime énergie » directement au près des fournisseur d’énergie ou de carburant
  • Le programme Habiter Mieux de l’ANAH : sous condition de ressources et de performances

Ces aides sont soumises à des exigences très précises. Vérifiez bien toutes les conditions avant de concrétiser votre projet en consultant le guide de l’ADEME ci-dessous ou en prenant contact avec un des Conseiller Info-Energie de l’ALEC

Rénovation

UNE MAISON « THERMOS », L’ISOLATION AVANT TOUT

Une isolation performante est primordiale pour obtenir une maison économe en énergie. Elle permet de s’affranchir d’importantes dépenses de chauffage et, dans une certaine mesure, de climatisation. Une bonne isolation thermique va supprimer l’effet « paroi froide » souvent ressenti en hiver et va dans le même temps assurer l’isolation acoustique.

Chaque isolant, qu’il soit d’origine fossile (polystyrène, polyuréthane), minérale (laine de verre et de roche) ou écologique (ouate de cellulose, fibre de bois, paille) possède une résistance thermique : R. Plus la résistance thermique est élevée, meilleur est l’isolant. C’est un critère primordial dans le choix de l’isolant.

L’isolation par l’intérieur est la plus pratiquée. Toutefois, pour éviter les moindres déperditions en hiver, elle ne suffit pas et doit être complétée par une isolation par l’extérieur qui va régler les problèmes de ponts thermiques.

Toutes les parois de la maison doivent être isolées, du plancher à la toiture en passant par l’ensemble des parois opaques (murs) et vitrées (fenêtres). La priorité reste pour la toiture, combles perdus ou aménagés doivent impérativement être isolés, 30% des déperditions de chaleur se font par cette zone. Les prix sont variables d’un isolant à un autre et il est important de prendre en compte l’épaisseur lors de la comparaison des prix.

LA PERMÉABILITÉ A L’AIR, TRAQUER LES FUITES

Une perméabilité à l’air contrôlée dans un logement limite le gaspillage d’énergie, assure une bonne qualité de l’air intérieur et évite les condensations et les moisissures responsables de dégradations prématurées du bâti. Chaque point du bâti non étanche se traduit par des infiltrations d’air parasites, des déperditions de chaleur, un confort thermique réduit et une réduction de l’efficacité du système de ventilation.

Les zones non étanches sont localisées au niveau des liaisons des façades et planchers, des menuiseries extérieures. Le test d’infiltrométrie ou d’étanchéité à l’air est obligatoire pour les rénovations et constructions labellisées Basse Consommation. Il est réalisé par la méthode de la porte soufflante (photo ci-contre), un système de mesure par dépression.

La thermographie est également un bon moyen de détecter les déperditions de chaleur. Pour plus d’efficacité, il faut un différentiel de 10 °C au moins entre les températures extérieure et intérieure.

UNE VENTILATION EFFICACE

La ventilation de la maison est nécessaire à notre bonne respiration, elle apporte de l’air frais et de l’oxygène et renvoie vers l’extérieur l’air vicié contenant les odeurs, les polluants et l’humidité en excès. Dans une maison neuve, un système de ventilation mécanique, équipé d’un moteur électrique et d’un ventilateur, est indispensable. Il assure une circulation permanente de l’air dans le logement sans dépendre des conditions climatiques. L’efficacité d’une ventilation mécanique dépend :

  • De l’étanchéité du logement qui doit être la meilleure, elle assure que la circulation de l’air se fasse bien comme elle se doit.
  • Des apports d’airs extérieurs qui doivent être inexistants (trappe de fermeture dans la cheminée).
  • De la séparation avec le système de hotte dans la cuisine qui dispose de sa propre ventilation.
  • Une circulation d’air facilité avec 20 mm d’espace sous les portes et des entrées d’air et bouches d’extraction toujours nettoyées.

Pour une maison bien isolée, deux solutions sont possibles :

  • La ventilation mécanique simple flux autoréglable ou hygroréglable. L’autoréglable a un débit d’air constant quelles que soient les conditions intérieures et extérieures. L’hygroréglable est plus efficace car elle va varier son débit en fonction de ces conditions, ce qui garantit une évacuation plus rapide de l’humidité.
  • La ventilation double-flux : un échangeur récupère la chaleur de l’air extrait pour préchauffer directement l’air neuf insufflé. Cela permet de faire des économies de chauffage et d’améliorer la qualité de l’air entrant grâce à des débits de renouvellement d’air constants et à un système de filtres. Il est particulièrement adapté pour les logements à occupation forte ou stable dans le temps, et/ou dans les zones polluées ou bruyantes.


Schéma de fonctionnement d’une VMCdouble flux.

Se Chauffer

Le chauffage domestique et la production d’eau chaude sanitaire sont de gros postes de dépenses dans un logement. Leur part dans la consommation totale d’énergie d’un ménage est en moyenne de 70 % et sont sources de gaz à effet de serre.

Pour définir son mode de chauffage, il faut tenir compte de l’investissement qu’il nécessite (achat et pose), de son coût à l’usage (consommation et coût de l’énergie, entretien), de sa durabilité, et du confort thermique recherché.
Dans l’habitat existant, on peut faire d’importantes économies d’énergies en remplaçant une installation ancienne. Dans les constructions neuves, la règlementation thermique impose une certaine sobriété énergétique.

L’IMPORTANCE DE L’ISOLATION

Une bonne isolation thermique permet de diminuer la consommation énergétique d’un logement. Elle concerne en priorité les toitures, les fenêtres et les baies vitrées, mais aussi les murs et les planchers. Installer un mode de chauffage performant dans une maison mal isolée augmentera fortement les consommations.

LES SYSTÈMES DE CHAUFFAGE

Il existe deux grandes familles de chauffage : le chauffage central et le chauffage pièce par pièce.

Le chauffage central

Dans le chauffage central, la chaleur est produite en un seul endroit : par une chaudière, des capteurs solaires thermiques ou une pompe à chaleur. Elle est ensuite distribuée par un réseau relié à des émetteurs de chaleur. Toutes les chaudières peuvent être reliées.

  • Les chaudières au fioul ou au gaz actuelles consomment moins, en particulier les chaudières à haut rendement (basse température et à condensation). Les chaudières à ventouse offrent l’avantage de ne pas avoir de conduit de cheminée.
  • Les chaudières au bois sont devenues plus performantes, notamment les chaudières équipées d’une alimentation automatique.

La distribution de la chaleur se fait par un réseau d’eau depuis son lieu de chauffe jusqu’aux émetteurs de chaleur. Le réseau est constitué de canalisations en cuivre, en acier ou en polyéthylèns qui doivent être soigneusement calorifugées dans les locaux non chauffés pour éviter le gaspillage de chaleur.

fonctionnement du chauffage central

Les émetteurs peuvent être :

  • Les radiateurs

Les radiateurs en fontes à forte inertie maintiennent une température d’air stable. Ils sont particulièrement adaptées au maison peu isolées ou à occupation permanente dans la journées.

Les radiateurs en acier ou en alimimium réagisssent plus vite et sont donc préférables pour des logements très bien isolés et à occupation intermittente.

  • Le plancher chauffant basse température dont la température n’excède jamais 28 °C à la surface de la dalle. Ce système est celui qui offre le meilleur confort thermique.
  • Les ventilo-convecteurs

Le chauffage pièce par pièce

La chaleur est produite dans chaque pièce par des appareils indépendants. Comme les émetteurs utilisés en chauffage central, ils transmettent la chaleur par convection et/ou par rayonnement.

LA RÉGULATION ET LA PROGRAMMATION

Produire de la chaleur ne suffit pas…il faut veiller qu’elle soit produite au bon moment et au juste niveau de besoins. Il est donc indispensable d’installer un système de régulation et de programmation qui va permettre de réguler et ainsi de moins consommer.

  • La régulation

La régulation permet de maintenir une température stable au niveau de la température de consigne. Elle peut se programmer en fonction de la température extérieure ou intérieure. Couplée à des robinets thermostatiques qui prennent en compte l’environnement (ensoleillement, appareils électriques), elle permet de faire 15 % d’économies de chauffage.

  • La programmation

Une horloge de programmation permet d’abaisser automatiquement la température du logement lors des abscences des occupants ou la nuit. Un programmateur qui réduit de 4°C la température chaque nuit permet une économie de 10 à 15 % sur les factures.

A chaque degré de moins sur votre thermostat, vous économisez 7% sur votre facture de chauffage

FAIRE DES ÉCONOMIES DE CHAUFFAGES

Certaines préconisations sur le chauffage (notamment les températures optimales de chauffage) sont très liées à la notion de confort thermique. Le confort thermique correspond à une « sensation de bien être » parfois difficile à définir puisqu’il dépend, entre autres, du facteur humain, variable d’un individu à l’autre. Voici les facteurs extérieurs qui peuvent également influencer le confort thermique d’un individu :

  • La température : la température d’une pièce (celle ressentie par l’individu) est la moyenne entre la température de l’air et celle des parois. Ainsi, à sensation de confort thermique équivalente, si on augmente la température des parois (isolation), on diminue la température de l’air (chauffage).
  • La vitesse de l’air : les mouvements d’air autour du corps augmentent les pertes de chaleur, d’où l’intérêt d’éviter les courants d’air en hiver.
  • L’humidité : plus l’air est humide, plus il est difficile à chauffer. C’est pour cette raison qu’il faut ventiler un logement même en hiver !

Quelques astuces pour faire des économies de chauffage :

  • Vérifier l’étanchéité des montures de fenêtres et de portes extérieures

Utilisez des joints d’étanchéité ou de la mousse isolante pour boucher les espaces et interstices des murs. N’oubliez pas de nettoyer les trous de ventilation et ne les bouchez pas, vous pourriez engendrer des problèmes importants d’humidité. Le calfeutrement des fenêtres (joints, mise en place d’un rideau épais) peut permettre de réaliser une économie d’énergie évaluée en moyenne à 5% en habitation collective et à 8% en individuelle.

  • Equiper les radiateurs hydrauliques de vannes thermostatiques

S’ils fonctionnent à eau chaude, équipez vos radiateurs de vannes thermostatiques. Elles permettent un réglage de la température pièce par pièce. C’est également une économie rapidement rentable étant donné le faible coût de ces robinets. En utilisant des vannes thermostatiques vous pouvez réduire votre facture de chauffage d’au moins 5 à 10%.

  • Couper ou baisser le chauffage la nuit ou lors d’une absence

Vous pouvez économisez jusqu’à 25% en éteignant ou en baissant le chauffage 1h avant d’aller vous couchez et en le baissant de 3 à 4°C quand vous vous absentez plus de 2 heures. De même, programmez votre chauffage en fonction de votre présence.

  • Ne chauffer que les pièces de vie (salon, cuisine…)

Vous n’avez pas vraiment besoin de chauffer le cellier, le hall ni les chambres à coucher mais fermez les portes qui y donnent accès.

  • Entretenir la chaudière et régler la température tous les ans

L’efficacité d’une chaudière peut baisser jusqu’à 50 % si l’installation est mal entretenue ou réglée. Faites vérifier l’efficacité de combustion de votre chaudière et effectuer régulièrement les réglages pour obtenir un rendement maximal. C’est également nécessaire pour votre sécurité, et c’est obligatoire tous les ans pour toutes les chaudières à combustion (gaz, fioul, bois). Un entretien régulier du système de chauffage diminue de 5 % la consommation d’énergie.

  • Purger régulièrement les radiateurs hydrauliques

Lorsque les radiateurs sont froids en haut mais chaud en bas, c’est qu’ils contiennent de l’air qui diminue nettement leur rendement. Ils ont donc besoin d’être purgés :

Coupez l’alimentation d’eau au niveau de votre chaudière pour ne pas avoir de l’eau sous pression, fermez les vannes thermostatiques des radiateurs et prévoyez un récipient pour recueillir l’eau ; Commencez par le radiateur situé au point le plus bas de la maison : ouvrez le purgeur en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre jusqu’à entendre un sifflement, signe que l’air s’échappe. En général, le purgeur se trouve en partie haute du radiateur, du côté opposé au robinet d’alimentation. Sur certains modèles anciens, une clé spéciale est nécessaire pour le dévisser. Attention, ne dévissez jamais la molette complètement, vous risqueriez de ne jamais réussir à la remettre en place. Quand l’eau se met à couler, refermez la molette. Vérifiez ensuite au manomètre de la chaudière que la pression d’eau dans l’installation est suffisante. Dans le cas contraire, ajoutez de l’eau, de préférence quand la chaudière est froide.

  • Faire régulièrement désembouer le circuit de chauffage (hydraulique)

Au fil du temps, votre tuyauterie s’oxyde et forme des boues avec les sels minéraux contenus dans l’eau du circuit, nuisant à la circulation et à la diffusion de chaleur. Vous pouvez ainsi perdre jusqu’à 40% de la performance de chauffage.

  • Placer des panneaux réfléchissants derrière les radiateurs sur les murs non isolés

En installant des panneaux réfléchissant derrière les radiateurs placés sur des murs non isolés, vous pouvez améliorer la performance de vos radiateurs de 5 à 10 %. Ces panneaux permettent de renvoyer la chaleur émise dans la pièce au lieu qu’elle ne se dissipe dans le mur froid. Attention, ces panneaux ne sont pas utiles sur des murs isolés, ils peuvent même créer des problèmes de condensation entre le mur et le panneau.

  • Equiper la cheminée d’une trappe d’aération que l’on referme lorsqu’elle n’est pas utilisée

Pensez à la fermer lorsque vous ne l’utilisez pas. Cela évitera que de l’air froid n’entre dans votre logement. Et sachez qu’une cheminée à foyer ouvert n’a que 10 à 20% de rendement. Il vaut mieux installer un insert ou un foyer fermé : les rendements passeront de à 60 ou 85%.

Choisir Son Énergie Renouvelable

L’énergie solaire, éolienne, hydraulique, géothermique, celle de la biomasses… sont des sources d’énergie de flux, permanentes même si parfois intermittentes. Elles produisent de l’énergie à grande échelle comme les barrages hydroélectriques. Elles sont aussi le moyen idéal pour se chauffer et produire de l’électricité sans polluer.

L’ENERGIE SOLAIRE

L’énergie reçue chaque année par la terre représente 10 000 fois la consommation énergétique totale de l’homme.
Il à donc notre à disposition une source d’énergie gratuite, non polluante et disponible partout pour 5 milliards d’années encore.

L’eau chauffée par le soleil à travers des capteurs peut être utilisée pour différentes applications :

  • l’eau chaude sanitaire individuelle et collective
  • le chauffage de l’habitation
  • la production d’électricité

Le chauffe-eau solaire individuel

Du fluide caloporteur (eau + antigel) est chauffé par les capteurs solaires et vient réchauffer la partie la plus froide du ballon via un échangeur. Une source d’énergie d’appoint apporte le complément d’énergie au cas où l’ensoleillement ne serait pas suffisant.
Le fluide est mis en mouvement : soit de manière naturelle par thermosiphon soit par un circulateur commandé par une régulation différentielle.

L’installation solaire peut être raccordée en amont pour une rénovation. Le système d’appoint n’a plus qu’à apporter le complément d’énergie à l’eau sortant du ballon solaire. Les systèmes d’appoints peuvent être :

Une résistance électrique, immergée dans le ballon solaire.

Un deuxième échangeur (appoint hydraulique) raccordé à une chaudière (gaz, bois, fioul).

Quelle surface pour quelles performances ?

L’orientation idéale pour les capteurs est plein sud avec une inclinaison de 45° par rapport à l’horizontale. Une toiture exposée à l’est ou à l’ouest peut recevoir des capteurs mais avec un rendement diminué de 10 à 15%. Le dimensionnement de l’installation dépend des besoins de l’utilisateur.

Une installation correctement dimensionnée couvre entre 40 et 70 % des besoins d’eau chaude sanitaire, ce qui réduit d’autant la consommation d’énergie d’appoint, entraînant une économie financière et évitant l’émission de gaz à effet de serre.

L’hiver, l’eau froide est préchauffée par l’installation solaire, avant d’être portée à la température de consigne par l’appoint (résistance électrique ou chaudière).

L’été, le solaire couvre la totalité des besoins (sauf si manque d’ensoleillement sur plusieurs jours). Comme l’appoint prend toujours le relais s’il n’y pas assez de soleil, un défaut de production solaire peut passer inaperçu.

Il est fortement recommandé d’installer un système de comptage lors de l’installation de votre chauffe eau, il permet de :

repérer les dysfonctionnements permettant de les corriger rapidement,

connaître précisément l’énergie économisée et donc le retour sur votre investissement.

L’énergie produite dans la journée peut être stockée pour être ensuite distribuée dans les émetteurs de chaleur, dans ce cas on parle de système combiné eau chaude et chauffage solaire.

Le système est composé de quatre éléments :

  • les capteurs solaires
  • le dispositif de stockage (ballon-tampon ou dalle) qui va stoker l’eau chauffée par l’intermédiaire du fluide caloporteur
  • des émetteurs de chaleur
  • une régulation

Ces deux derniers éléments sont reliés par un circuit hydraulique. Comme pour l’eau chaude, il faut prévoir un système d’appoint pour les jours sans soleil.

La surface de capteurs solaires nécessaires pour assurer l’eau chaude sanitaire et le chauffage est d’environ 10 % de la surface de plancher auquelle s’ajoute 1m2 par habitant dans le logement. Il faut compter environ 50 à 60 litres/personne pour le dimensionnement du ballon de stockage.

L’eau chaude solaire collective

L’énergie solaire peut être utilisée pour préchauffer l’eau chaude sanitaire dans les logements collectifs, ce qui permet de réduire la quantité d’énergie d’appoint à apporter et donc les charges pour les locataires.

La production d’électricité

Le solaire photovoltaïque a pour particularité de transformer la lumière en courant électrique.

La cellule photovoltaïque est l’élément principal pour la conversion de l’énergie lumineuse en énergie électrique. Elle se compose principalement de silicium, matériau dit semi-conducteur, dont la propriété est de générer de l’électricité quand il reçoit la lumière du soleil, c’est l’effet photovoltaïque. Le courant est collecté par une grille conductrice en partie supérieure et un métal conducteur en face arrière. La cellule photovoltaïque est un générateur électrique élémentaire.

Les cellules ne générant qu’une petite quantité d’électricité (0.6 V), il est impératif de les assembler en série pour augmenter la tension. Plusieurs cellules mises en série forment donc un module photovoltaïque et des modules mis en série forment le générateur photovoltaïque ou encore champ solaire. Les cellules de silicium sont de faible épaisseur et très fragiles. Il est nécessaire de les protéger des intempéries par une vitre transparente. Elles sont dépourvues de tout mouvement de pièces mécaniques ce qui permet aux fabricants d’offrir des performances avec +/- 10% de pertes sur 25 ans.

L’unité utilisée pour caractériser la puissance d’un générateur photovoltaïque est le watt crête (Wc). C’est la puissance délivrée sous un ensoleillement optimum de 1000 W/m² et à 25°C (les performances sont fonctions de la température).

Le principe de fonctionnement

Les grains de lumière, photons, heurtent la surface du capteur, transfèrent leur énergie aux électrons contenus dans le silicium ayant pour conséquence de générer un courant continu. Au travers d’un onduleur ce courant continu est alors transformé en courant alternatif pour assurer les besoins les plus divers. L’électricité produite est ainsi injectée dans le réseau électrique national puis redistribuée à l’usager pour ses besoins.

Des compteurs gèrent les flux entrant et sortant. Pour les systèmes raccordés au réseau, l’électricité produite est vendue à EDF ou Régie locale.

De nombreuses démarches sont à entreprendre avant de faire installer un « toit solaire ». Ces démarches concernent essentiellement :

  • le financement de l’investissement : crédit d’impôt, emprunts… ;
  • l’urbanisme : permis de construire, déclaration de travaux ;
  • l’obtention du statut de producteur bénéficiant d’une obligation d’achat ;

les relations avec la compagnie d’électricité : contrat de raccordement au réseau public et contrat d’achat de l’électricité.

Pour aller plus loin

Photovoltaique.info est l’outil indispensable pour comprendre les enjeux et les démarches associés au photovoltaïque.

Ce centre de ressources documentaires a été mis en place par l’association Hespul avec le concours financier de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Vous pourrez d’une part y puiser les informations utiles pour mieux comprendre ce mode de production d’électricité, d’autre part disposer de l’ensemble des informations nécessaires à la réalisation de projets.

LE BOIS-ENERGIE

La forêt est présente sur tout le territoire national et représente 30 à 50 % de la surface dans certaines régions. L’exploitation forestière a deux débouchés principaux : le bois matériaux et le bois énergie. L’accroissement de la forêt française est environ de 100 millions de m3. Le bois énergie est une ressource pérenne, locale et renouvelable.
Le CO2 émis lors de la combustion du bois sera absorbé par la croissance du bois qui repoussera soit naturellement soit suite à une replantation. Chaque année la forêt française stocke deux fois plus de CO2 que celui qui est émis par la combustion du bois énergie, soit 40 millions de tonnes de CO2 évités.

Que ce soit pour les poêles ou les chaudières, il existe des appareils ou des installations entièrement automatisés adaptés à la maison individuelle mais aussi à des immeubles de logements collectifs ou de bureaux, des procès industriels ou des réseaux de chaleur. Les rendements instantanés sont supérieurs à 80%.

Bien choisir son appareil de chauffage au bois

Différentes normes dont la Flamme Verte permettent de garantir les rendements et les émissions des appareils au bois. Pour bénéficier des aides publics, il est indispensable de s’assurer du respect de ces normes.

Les appareils indépendants (poêles, inserts, poêles de masse, fourneaux) viennent souvent en complément d’une autre énergie. Ils ne permettent pas (sauf dans le cas de maison très compacte, bien isolée) de chauffer toute une maison de manière homogène. L’autonomie est restreinte sauf avec le granulé de bois car le poêle comprend un réservoir qui permet une autonomie de 1 à 2 jours. Si l’investissement est relativement faible par rapport à une chaudière, il faut néanmoins choisir un appareil performant.

Une chaudière à bûche permet, pour un investissement modéré et un rendement global moyen, le confort d’une émission de la chaleur par radiateurs ou plancher chauffant. La mise en place d’un ballon tampon en aval de la chaudière est indispensable, elle permet d’améliorer la régulation de la combustion et du chauffage et d’espacer les chargements. Cette solution est surtout intéressante si on produit soit-même son bois.

La chaudière automatique à plaquettes a beaucoup d’avantages : rendement, modulation de puissance, autonomie, prix du combustible. La principale contrainte sera de disposer de suffisamment de place pour créer un espace de stockage aéré de l’ordre de 20 m3 . L’alimentation en plaquette est assurée par des vis sans fin et un dessileur.
Un chaudière à plaquettes peut être utilisée pour des usages collectifs : plusieurs maisons ou un immeuble collectif.

La chaudière automatique à granulés possède les mêmes avantages que celles à plaquettes, avec un combustible plus dense et une meilleure fluidité. : le volume de stockage peut ainsi être réduit à quelques mètres-cubes et la livraison réalisée par camion souffleur. L’alimentation automatique est assurée par une vis sans fin ou par un système d’aspiration souple. Le granulé permet une souplesse d’utilisation équivalente à celle d’un système de chauffage classique de type gaz ou fuel. Il est très souvent employé en remplacement de chaudière bois bûche et/ou fioul.

LABELS

Qualit’EnR est l’Association pour la qualité d’installation des systèmes à énergies renouvelables, composée de Enerplan, la CAPEB, l’ADEME et le Syndicat des Energies Renouvelables. Elle attribue le label quali’SOL, quali’PV, quali’BOIS.

Eco-mobilité

Pour favoriser le développement des circulations douces, l’ALEC Ouest Essonne met à disposition des habitants dans ses deux antennes d’Orsay et d’Étampes des vélos à assistance électrique pour que vous puissiez tester cette solution sur votre trajet domicile-travail.

POUR ALLER PLUS LOIN

Comparer le coût du chauffage et de la production d’eau chaude sanitaire pour les ménages par type d’énergie (gaz, électricité, fioul, bois …) :

 

Connaitre la production d’électricité en France en temps réel par filière (nucléaire, renouvelable, fioul …) :

 

Comparer les différentes offres des fournisseurs d’énergie et la provenance de leur électricité :