chauffage

La rénovation thermique doit se penser de façon globale : avant de changer son système de chauffage, il faut commencer à réfléchir à son isolation ! En effet, l’énergie la moins chère (et la moins néfaste pour l’environnement) est celle que l’on ne consomme pas. D’autre part, une isolation a posteriori d’un changement de système de chauffage implique un surdimensionnement de celui-ci et donc une moins bonne performance et parfois sa dégradation anticipée.

Si toutefois vous êtes déjà bien isolé et/ou votre chaudière vous a lâché alors vous pouvez envisager de changer de système de chauffage.

Le chauffage par convecteurs électriques est le plus coûteux. Dans des maisons toutes électriques, les travaux d’isolation en sont d’autant plus rentables ! Si vous êtes au chauffage électrique, l’isolation est la seule façon vraiment efficace de réduire les factures d’électricité. Changer uniquement ses vieux grille-pains par des convecteurs électriques à inertie peut être intéressant mais vous risquez d’être déçu par des montants de factures encore très élevés (cela pourra en revanche apporter du confort).

Mis à part l’isolation de la maison, un bon moyen de faire encore des économies est de passer au chauffage au bois pour votre pièce principale : insert bûches, poêle à bûches ou poêle à granulés. La bûche ou le granulé coûtant 3 fois moins cher que l’électricité au kWh, cela vous permettra d’importantes économies si le système au bois est beaucoup utilisé. En particulier, comme le poêle à granulés est automatique et programmable, il peut entièrement remplacer les radiateurs électriques de la pièce principale (voire de toute la maison pour une excellente isolation de la maison).

Si vous n’êtes pas attiré par le chauffage au bois, il vous est aussi possible d’installer une pompe à chaleur air/air dans la pièce principale (il est conseillé de l’installer seulement dans les pièces qui sont souvent chauffées et de conserver ses convecteurs électriques dans les autres). Attention toutefois, le rendement d’un tel appareil dégringole avec l’augmentation de sa puissance : ainsi, cette solution est pertinente seulement dans des logements bien isolés.

Le chauffage au fioul et au gaz étant très émetteur en gaz à effet de serre, il peut être envisagé de le remplacer par une énergie renouvelable moins néfaste pour le climat. Cela permet souvent également de faire des économies sur vos factures d’énergie. Les deux systèmes de chauffage les plus courants pour cela sont la chaudière à granulés de bois et la pompe à chaleur air/eau.

Tableau comparatif de la chaudière à granulés de bois et de la pompe à chaleur air/eau :

Mais alors que choisir entre les deux ?

Si vous avez des doutes concernant la bonne isolation de la maison et que pour telle ou telle raison, il n’est pas possible pour vous de l’isoler, la pompe à chaleur air/eau est à éviter (car son rendement dégringole lorsque de fortes puissances sont nécessaires), mais la chaudière à granulés de bois reste possible.

Si en revanche, l’isolation de la maison est très bonne, les deux solutions sont possibles et pertinentes. A vous de choisir selon :

  • la place disponible pour un éventuel silo (permettant une plus grande autonomie de chauffage au granulés)
  • vos revenus (et donc aides financières) sachant que Maprimerenov’ est plus intéressante pour la chaudière à granulés que pour la pompe à chaleur
  • votre sensibilité…

 

Sur le granulé de bois :

  • Le granulé de bois étant issu de déchets forestiers dans des forêts durablement gérées, son utilisation n’implique que très peu d’émissions carbone (sa combustion émet du CO2 mais celui-ci est compensé par le CO2 capté par le renouvellement de la forêt).
  • Sa combustion émet quelques polluants atmosphériques néfastes pour la qualité de l’air (particules fines et CO) mais le Label Flamme Verte 7* impose des émissions très faibles (nettement plus faibles qu’un foyer ouvert)
  • Il est possible de s’approvisionner en granulé de bois en vrac (par camion) ou en sacs.

Sur la chaudière :

  • Le fonctionnement d’une chaudière à granulés de bois est très similaire à celui d’une chaudière gaz ou fioul.
  • Le rendement d’une chaudière à granulés de bois est de 90%.
  • Sa durée de vie est de 20 ans.
  • Une chaudière à granulés de bois peut parfaitement produire de l’eau chaude sanitaire.
  • Les chaudières à granulés sont programmables et peuvent être pilotables à distance via smartphone.

Sur le stockage de granulés :

  • Il est possible de stocker le granulé de bois dans un silo (plus ou moins grand selon le besoin du logement et la place disponible) ou dans un réservoir plus petit intégré à la chaudière (prend moins de place mais doit être rempli manuellement régulièrement).
  • Un mètre cube de granulés permet 3 200kWh de chauffage. Ainsi, une maison de 100m² d’étiquette énergétique C nécessite 4m3 de granulés par an.

Sur les aspects financiers :

  • Le coût d’une chaudière à granulés, son installation et le silo est compris entre 17 000 et 20 000€
  • Les aides cumulés de Maprimerenov et des CEE pour une chaudière à granulés sont de 14 000€ (barème de revenus bleu), 12 000€ (jaune), 6 500€ (violet) et 2 500€ (rose). Il est possible de cumuler cette aide avec la prime eco-logis 91 si elle n’a pas déjà été utilisée pour d’autres travaux énergétiques (priorisez l’isolation au changement de chauffage !)
  • Le coût du granulé de bois est de 6,5 centimes d’€ du kWh (contre 8 centimes pour le gaz)

Évolution des coûts des différentes énergies :

Source : Carbone 4 + calculs ALEC